
Je n'avais jamais vu ce film et pire encore les films de demy m'horripilaient.
Comme mes enfants aujourd'hui je trouvais ce cinéma ridicule, cette façon de chanter les situations du quotidien absurde.
Par la magie combinée du disque dur et de TCM je regarde en ce moment toutes sortes de choses - de l'attaque des sangsues géantes, au parapluie de Cherbourg. Je vous parlerai des sangsues une autre fois.
Mais "les parapluies de cherbourg" m'ont séduit; et depuis je chante du Legrand et je ne suis pas loin de parler en chantant.
Les décors sont colorés , je suis sur que Cherbourg ne connait pas une telle débauche de couleurs; les intérieurs, et les costumes forment une palette compléte des roses, rouges et pastels.
A cette dimension outrancière et articielle s'opposent dans les mêmes images des détails réalistes, j'ai compté au moins quatre compteurs électriques,dans les coins des magasins et des apprtements, 22 marins avec pompons, et la mention à la guerre d'Algérie est là pour ramener à la vraie vie. (Le seul truc pas crédible est la prostituée gratuite)
La mise en scéne est étonnante, les cadrages sont tous étudiés, à plusieurs reprises les personnages sont comme dans des boites de couleurs , comme un Diorama,

C'est ainsi que la station essence que Guy achète est comme le jouet qui est dans sa chambre quelques scénes avant, la neige qui tombe sur ce décor , avec le travelling arrière donne l'impression d'une boule souvenir avec la neige qu'on a envie de secouer.
Dans un autre registre, le générique avec ce défilé de parapluies de couleurs, ces lignes droites qui coupent l'écran ressemble à celui de "Catch me if you can" de spielberg, à moins que ce ne soit l'inverse.
3 commentaires:
Je vais de ce pas regarder les Parapluies de Cherbourg. C'est quand même incoryable ton ouverture à la culture camp.
C'est quoi la culture camp?
la culture camp, par exemple, c'est aimer dalida parce que c'est coloré alors que le reste du temps on est protestant; HEU voilà je crois que c'est une bonne définition. C'est aussi, par exemple, lorsqu'on a un chagrin énorme, se le rejouer (réellement) à partir d'une scène de cinéma classique en surjouant le tout, ou acheter des souvenirs de vacances ridicules et les exposer dans un intérieur rigoureux. Pierre et Gilles, par exemple, c'est camp. Surtout n'en parle pas en milieu hétéro de droite, ou ta carrière devra se terminer au Lido. Remarque, ce serait camp, en fait. Tout ça pour dire qu'il n'y a rien de nouveau ici depuis un mois ! Pas camp !
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