1 mars 2011

ACTUEL ....madeleine de Proust

Le précédent Post sur le magazine CLES a réveillé un souvenir enfoui, celui de mes lectures de "ACTUEL" dans les années 80.

Crée par jean François Bizot, Actuel traitait de sujets modernes , de société, dans des articles souvent longs et nerveux.

La typo, la mise en page des articles, les photos , dans mon souvenir en tout cas donnaient une dimension globale, mondialiste , ouverte et provocante, à l'aune des espérances et des premières angoisses du monde naissant; celui de la micro informatique, de la démocratisation des voyages, du cinéma de genre (STARFIX, une autre revue référence de ce "commencement").

J'avoue que je comprenais pas tout, mais j'etais en empathie avec ces journalistes inconnus, leurs phrases souvent complexes, leurs concepts politiques ou philosophiques que, comble de masochisme, je ne partageais pas souvent, quand je parvenais à les saisir.

Mais je crois que ce qui me plaisait avant tout, c'était le coté intellectuellement subversif de ce magazine pas comme les autres, qui me démarquait, me donnait une conscience politique branchée, en opposition avec le conservatisme ambiant.

Le plus drôle c'est que je ne me rendais pas compte alors que j'entrais peu à peu dans l'âge de la revolte tranquille et confortable de l'âge adulte, en meme temps d'ailleurs que j'entrais dans la vie dite active.

Et que nous étions nombreux ... comme cela à adapter l'utopie à notre quotidien.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Actuel_(magazine)

 

 

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27 février 2011

Local , La "road BD"

Local est un roman graphique , qui , tel un Road Movie nous fait parcourir l'Amérique avec Megan.

Jeune femme mystérieuse, qui à chaque étape nous fait partager une tranche de sa vie.

Brain Wood et Ryan Kelly qui signent ce roman sont les auteurs de DMZ, un comic original, qui nous projettent dans un New York ultra violent, issu de la confrontation de dexu amériques, la fédérale ou ce qu'il en reste , et celle issue des milices.

Les deux sont fourbes , violentes ,et méprisent les habitants de Manhatan , La DMZ.

Un comic d'anticipation?

Peut être pas, inégal dans le scénario , il reste passionnant à découvrir.

Dans Local le dessin rythmé se concentre sur l'univers urbain et intime d'une jeune femme, Megan, qui va de vile en ville, d'état en état, peu encline à tisser des liens amoureux ou amicaux.

Pour ces histoires simples, quelquefois banales , quelquefois étonnantes, le scénario est dans tous les cas efficace servi par un trait riche en détails, et en mouvements.

Suivez cette "Road BD" et découvrez les secrets de Megan, jeune américaine attachante, qui pourrait ressembler, à une jeune femme européenne.

 

 

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Untitled

Clés un magazine différent ?

 

Depuis quelques semaines je découvre le magazine "CLES" édité dans une nouvelle version que vous avez surement remarqué sous sa couverture orange et noire en devanture de vos kiosques favoris.

 

Entre magazine de société , de  philosophie, de vulgarisation, entre new age et modernité chic, CLÉS prétend nous aider à retrouver du sens.

Et à vrai dire, et à l'essai , cette ambition quelque peu exagérée et très marketing se retrouve tout de même dans la qualité et la longueur des articles, comme dans la diversité des intervenants et des sujets.

Si vous souhaitez une lecture "web-like" rapide et hypertextée passez votre chemin , CLÉS  nécessite un effort tout autre , presque à l'ancienne, de concentration et de curiosité. Mais pas de panique, le dosage entre culture étalée et actualité est équilibré.

Et surtout les thémes sont ceux d'aujourd'hui; le cerveau confronté à la culture "net", le recours à la philosophie dans notre quotidien de société démocratique...autant de sujets bien traités et passionnants à lire.

Plein de dynamisme aussi et nullement passéistes, ou anxiogènes, à l'inverse des éternels sujets TV, stars des soit disant magazines d'investigation ou documentaires ,

Alors musclez votre cerveau et découvrez "CLES" à votre tour.

http://www.cles.com/le-magazine/

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20 février 2011

Local , La "road BD"

Local est un roman graphique , qui , tel un Road Movie nous fait parcourir l'Amérique avec Megan.

Jeune femme mystérieuse, qui à chaque étape nous fait partager une tranche de sa vie.

Brain Wood et Ryan Kelly qui signent ce roman sont les auteurs de DMZ, un comic original, qui nous projettent dans un New York ultra violent, issu de la confrontation de dexu amériques, la fédérale ou ce qu'il en reste , et celle issue des milices.

Les deux sont fourbes , violentes ,et méprisent les habitants de Manhatan , La DMZ.

Un comic d'anticipation?

Peut être pas, inégal dans le scénario , il reste passionnant à découvrir.

Dans Local le dessin rythmé se concentre sur l'univers urbain et intime d'une jeune femme, Megan, qui va de vile en ville, d'état en état, peu encline à tisser des liens amoureux ou amicaux.

Pour ces histoires simples, quelquefois banales , quelquefois étonnantes, le scénario est dans tous les cas efficace servi par un trait riche en détails, et en mouvements.

Suivez cette "Road BD" et découvrez les secrets de Megan, jeune américaine attachante, qui pourrait ressembler, à une jeune femme européenne.

 

 

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22 janvier 2011

Petit Slam pour une belle soirée

Pour moi il est 20h35
Elle, en est a peine a midi 20,
Ensemble on est bien,
A écouter slamer
Grand Corps Malade
dire l'amour,la mort,et surtout la vie,
Une vraie surprise, une énergie 
Elle c'est ma fille 
Et qu'il me soit permis,
Je souris,
Ce soir, de lui dire Merci

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28 février 2010

La Pleiade ou l'invention de l'hypertexte...


Depuis longtemps je souhaitais un livre des Éditions de La Pléiade.
Ces petits bouquins épais aux feuilles jaunies et presque transparentes, couvertes de petits caractères et de signes de toutes sortes.
Le Livre par excellence, compilation du texte de l'auteur, de ses biographes, exégèse, commentaires, notes, etc....
A Noël mon voeu fut exaucé, et le tome 2 des oeuvres complètes d'Albert Camus me fut offert.
Après avoir soupesé l'objet sous tous les angles, l'avoir feuilleté, après avoir découvert les maintes rubriques désirées, je décide un peu hésitant de me lancer et "d'attaquer la lecture " de La Peste.
Sur le roman je reviendrai sûrement, mais c'est l'expérience de lecture que je souhaite partager là.
Les pages sont fines, le marque pages est composé de deux cordons de tissu, pourquoi deux?
On le comprends très vite, et la lecture devient un exercice de navigation, plus complexe que sur internet, plus riche, et plus sensuel.
On se prend à lire chaque phrase, chaque mot en y recherchant la référence à une note , un commentaire de Camus, de l'éditeur... quatre cent pages plus loin.
A revenir au texte, à lire une version dactylographiée différentes, à consulter l'origine du nom des personnages, à découvrir pourquoi l'auteur décrit tel monument, quel souvenir il lui inspire.
On comprend vite l'utilité du deuxième marque page, on en vient à regretter qu'il n'y en ait pas plus mais de couleur différentes.
Et le récit prend une deuxième dimension, celle du désir de l'auteur, puis une troisième, celle de la réalité autour de lui qui l'inspire.
Puis une autre et une autre encore.
On fouille, on parcours des milliers de signes, de caractères , on essaye de trouver un sens, on revient au récit , on repart.
On voyage dans le texte, dans la Ville d'Oran, dans l'âme des personnages, leurs liens avec l'Auteur.
On voyage dans l'âme de Camus.
La lecture devient un exercice plus complexe et plus dense .
Plus physique aussi; lire la pléiade couché dans son lit demande une adresse certaine, pour éviter que l'Objet Précieux ne tombe des mains, à force de navigation tout au long des ses différentes parties.
Mais je vous laisse , j'y retourne, ce clavier est trop plat, trop limité.
Ma capacité d'expression aussi.




15 octobre 2009

La Lignée ou comment ecrire un roman comme un RPG?

Je viens de terminer "La Lignée "le  roman de Guillermo del Toro.
Cinéaste imaginatif Del Toro produit une eniéme histoire  de Vampire, poussive, lente à mourir...
A croire qu'il veut économiser les effets spéciaux et les rebondissements.
découpé en apparence copmme un film, son roman démarre plutôt comme un téléfilm allemand.
Et puis ça s'améliore doucement , les vampires gagnent en originalité, quelques personnages comme le chasseur de rats reléve le niveaui, les descriptions se font moins longues.
Et c'est là , vers le dernier tiers du récit que j'ai coimpris; Ce n'est pas un roman, c'est un scénario de jeu de rôles, un bon RPG mêlant Vampyre, Call of Chtulu,; le personnage perd des points de Santé Mentale, Des grands Anciens apparaissent immobiles au fond d'une grotte,Lovecraft n'est pas loin(du moins son ombre vu le style qui reste pauvre) les combats sont rythmés en séquences telles que j'entends roulé les dés.entre chaque déplacements de personnages.
Et soudain cela réveille quelques bons souvenirs de parties entre amis , en famille.
Finalement peut être que j'achéterai le tome deux .
Pour vous autres qui ignorez les frissons du jeu de rôle passez votre chemin, ou revoyez le Bal des Vampires de Polansky ; la au moins le comique est revendiqué, et avec Roman vous resterez dans l'actualité.
 

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13 octobre 2009

El Corte Ingles deuxième portail de e-commerce en Espagne et magasin de mon enfance; on peut donc s'adapter..

elcorteingles.es
 
Elcorteingles.es   DR

Petit, mes parents m'emmenaient au Corte Ingles grand magasin Plaza catalunya à Barcelone. On grimpait ses huit étages, séduits par cette vitrine de la consommation des années 70, de l'alimentaire aux articles de sports.
On finissait la promenade en déjeunant au dernier étage au "bufet libre" autre symbole d'abaondance, ou l'on mangeait à volonté en regardant Barcelona à nos pieds sans cesse plus grand, d'année en année.Aujourd'hui j'y retourne quelquefois, avec mes enfants ou seul, pour me souvenir et m'aider à avancer;
Pendant ce temps "elCorte inglés" est devenu le deuxième site de vente en ligne après ebay en Espagne; On peut donc s'adapter, même quand on est un vieux grand magasin. A mon prochain séjour barcelonais, je retournerai sur la terrasse du Corte ingles, mais en attendant je vais me contenter de visiter leur site.

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22 février 2009

La mère, L'enfant

Elle marche dans la foule,
Maquillée, fardée même, 
Ridée, courbée.
Elle est vieille, très vieille.
Elle est petite, très petite.

Il est grand, 
il est vieux déjà.
Il marche à ses côtés
Et l'écoute, ou feint de l'écouter.

Elle lui parle tout en marchant, 
avec vivacité.
Du moins parle t'elle à son buste,
Ce fils si grand,
Qu'elle n'en connaît plus que le nombril.

Quand ils sont comme cela,
A marcher cote à cote dans la foule,
Elle si petite, 
Lui si grand.
Courbée vers le haut , c'est étrange, 
Elle tord son corps usé pour essayer d'atteindre son visage , 
Son regard
La haut.

Il y a si longtemps qu'elle ne voit que son torse 
Qu'elle ne l'a pas vu vieillir.
C'est toujours son enfant, 
Son fils , son petit,
Qu'elle sermonne en marchant dans la foule.
Elle est moins vieille, près de lui.

Il la regarde avec tendresse , avec agacement,
Elle qui a été si grande, 
Sa mère,
Là toute petite à ses cotes,
Comme une enfant.

Il est grand , très grand, 
Mais il est moins vieux près d'elle, 
en marchant dans la foule, 
comme un enfant, 
comme son enfant.

1 février 2009

Les parapluies de Cherbourg



Je n'avais jamais vu ce film et pire encore les films de demy m'horripilaient.


Comme mes enfants aujourd'hui je trouvais ce cinéma ridicule, cette façon de chanter les situations du quotidien absurde.


Par la magie combinée du disque dur et de TCM je regarde en ce moment toutes sortes de choses - de l'attaque des sangsues géantes, au parapluie de Cherbourg. Je vous parlerai des sangsues une autre fois.
Mais "les parapluies de cherbourg" m'ont séduit; et depuis je chante du Legrand et je ne suis pas loin de parler en chantant.
Les décors sont colorés , je suis sur que Cherbourg ne connait pas une telle débauche de couleurs; les intérieurs, et les costumes forment une palette compléte des roses, rouges et pastels.
A cette dimension outrancière et articielle s'opposent dans les mêmes images des détails réalistes, j'ai compté au moins quatre compteurs électriques,dans les coins des magasins et des apprtements, 22 marins avec pompons, et la mention à la guerre d'Algérie est là pour ramener à la vraie vie. (Le seul truc pas crédible est la prostituée gratuite)


La mise en scéne est étonnante, les cadrages sont tous étudiés, à plusieurs reprises les personnages sont comme dans des boites de couleurs , comme un Diorama,


C'est ainsi que la station essence que Guy achète est comme le jouet qui est dans sa chambre quelques scénes avant, la neige qui tombe sur ce décor , avec le travelling arrière donne l'impression d'une boule souvenir avec la neige qu'on a envie de secouer.
Dans un autre registre, le générique avec ce défilé de parapluies de couleurs, ces lignes droites qui coupent l'écran ressemble à celui de "Catch me if you can" de spielberg, à moins que ce ne soit l'inverse.






Le principe d'incertitude




Je viens de finir la lecture d'une BD de SF en trois tomes, "le complexe du chimpanzé" , bien dessinée et dotée de deux personnages féminins- mère et fille- attachants. Ce récit prends des détours à travers toute la galaxie, pour évoquer les liens entre êtres aimés, et la trace que laisse cet amour , malgré l'absence dans le coeur et la vie de l'autre.


Pour étayer le côté SF cette BD imagine d'appliquer le Principe d'Incertitude d'Heisenberg à l'être humain.


Ce principe dit , en gros , et pour ce que j'en ai compris qu'à l'échelle atomique , les particules élémentaires peuvent occuper plusieurs positions différentes au même instant, et de ma nière plus scientifique que l'on ne peut connaitre en même temps position et vitesse d'une particule.


Pourquoi je vous parle de tout cela?


Tout simplement, parce que le principe d'heisenberg a rendu mes cours de chimie en maths Sup plus amusants et intéressants.


Parler du principe d'incertitude à des éleves de maths sup de 18 ans, pas encore finis, ne manque pas d'humour, et devant la complexité de ce concept nous étions quelques uns à délirer alors sur la capacité d'être à plusieurs endroits en même temps; dans cette salle pourrie du lycée thiers, ou à la plage, dans le cours de techno et dans le lit de la prof.


A l"époque en maths sup pour préparer l'agro, l'incertitude était mon quotidien; je menais des études dont je ne savais ou elles allaient me mener, je vivais mon premier grand amour qui ne me donnaient que frustrations, je souffrais de l'éloignement des miens à moins de 60 kms mais si loin durant ces longs week end passés à bosser.


Le bonheur quoi!


Mais en y repensant c'est aussi là que j'ai appris à apprendre, à travailler sans relâche , à maîtriser au mieux des situations qui me dépassaient, à parler de choses que je ne comprenais pas.


Autant de points forts qui m'ont aidés par la suite et aujourd'hui.


C'est aussi ces contraintes de temps et de travail qui ont détruit ce premier amour, et laisser libre de toutes frustrations.


Le principe d'incertitude d'Heisenberg est impossible à comprendre;
Mais le principe d'incertitude de Valverde est simple, rien n'est ce qu'il parait, et l'on peut être en même temps en train de vivre des choses difficiles et de construire ce qui restera solide et plaisant.


20 janvier 2009

Slumdog millionaire...


Il y avait bien longtemps que je n’avais été au cinéma, bien longtemps que je n’avais éprouvé un tel plaisir ; celui des grands films populaires.
L’histoire de cet enfant de Bombay, mêle horreur, violence, suspense, et amour avec habileté.
A tout moment la vie de Jamal révelée par les questions successives du jeu « Qui veut gagner des millions, version indienne, est un combat contre la pauvreté, la cupidité, la mort.
Ces épreuves , la dureté de ces conditions de vie sont transcendées par une histoire d’amour d’enfant qui lui donnera sa dignité et la force d’avancer.
Et là comme dans une comédie musicale de bolywod la réalité est dépassée par la comédie et la magie du cinéma indien.
Ce film est beau , la mise en scène de Danny Boyle est moderne, rapide;
la course poursuite - qui ouvre le film - entre les policiers et les enfants est un pur moment de cinéma d’action , se finissant sur une image « vue du ciel » du bidonville à la fois merveilleuse et horrible. Les vues du Tajh Mahl, les scènes de train sont belles, pleines de couleurs, et de personnages superbement photographiés.
Ce film est émouvant, comme un croisement de « Midnight Express » et de « billy Elliot » , le parcours d’un enfant à la volonté tranquille au sein d’un monde cruel, incompréhensible.
Ce film est drôle, sans être comique. Le regard à la Buster keaton de cet enfant, et surtout du jeune homme ( il y a trois acteurs qui interprète le rôle de Jamal) est touchant et souvent empreint d’une ironie, d’une douceur qui font sourire.
Bon vous l’aurez compris, il faut aller le voir et vite, sur grand écran et en VO pour profiter des sonorités et des accents de l’anglais et de l’hindou.
Ne ratez surtout pas le générique de fin, qui ajoute une touche musicale très sympa.
Pour l’anecdote, j’ai vu ce film dans un cinéma sur le boulevard Saint Germain entouré d’un public parisien type du lundi soir ; étudiants attardés, baba cools, couples sextagénaires qui s’accrochent encore aux branches, Bobos en Lauden verts, etc…Et à ma grande surprise et grande joie, je l’avoue, cet échantillon de public parisien probablement trop gaté, s’est spontanément mis à applaudir à la fin du film , tous transformés par cette belle histoire populaire, moi aussi bien sur.

Aretha Franklin Chante...


Et Obama va devenir président du Monde...

Moi en jogging j'assiste à cela, devant ma cheminée et buvant une tisane réglisse menthe (soyons fou..).

Mon père aimait assister devant la télé assister à des moments historiques , les commenter, et nous inciter à les regarder.

Je n'étais pas toujours d'accord avec lui, mais c'était bien.

C'est ainsi qu'une nuit de juillet nous nous sommes levés pour assister à l'arrivée de l'homme sur la lune.

Mais mon fils est là et la vie continue.

Et c'est bien.

C'est dans le bureau d'Arthur Paecht alors maire de la Seyne que j'ai assité à l'effondrement des tours de Manathan.

Je ne me souviens pas de tous ces moments, c'est dommage.


Mais revenons à Obama , son discours comme celui de Busch après le 11 septembre parle de menaces et de danger mais en y opposant des valeurs d'échanges et de respect, pas de guerre.

Pourvu que cela marche;

God bless Obama, l'Amérique, Toulon, Ollioules et la Valette!


30 novembre 2008

GONZALES!

200 Bornes sous une pluie battante pour aller entendre et voir Gonzales , au théâtre Lino Ventura, en plein coeur de la cité de l'Ariane à Nice.
Le temps, le cadre, tout colle avec ce pianiste, chanteur exceptionnel.
Lui et les Together Ensemble possèdent une créativité et une virtuosité rares, capables de prendre le meilleur des années disco, groove et Rap pour le fondre dans un son unique, parfait.
Oui mais voilà , encore faut il se prêter à cette mixité des styles et des cultures; savoir écouter un solo piano puis danser sur un Rap, écouter des textes, des sons, et pas seulement hurler.
Le Public - une minorité - ne fut pas à la hauteur et a quelque peu gâché la fête.
C'est dommage, ça oblige presque à dire que les spectateurs d'Aix en Provence, ou nous l'avons écouté il y a deux ans, étaient meilleurs que ceux de l'Ariane, mais ce ne serait pas politiquement Correct. 
Et pas tout à fait vrai, après tout seuls quelques uns ont gaché - un peu seulement - le plaisir du plus grand nombre.



29 novembre 2008

Qui es tu?

Bon voilà c'est fait! Un site rassemble toutes vos trace web pour faire de vous un portrait - Kaléidoscope indiscret.
RG, Edwige, 1984 et Sauvagerie à la fois ( lire mes notes précédentes ou allez sur 123people pour comprendre ce que je veux dire et qui je suis).
En même temps c'est assez drôle et incomplet, drôle car à vos traces réelles se mêlent celle d'homonymes, jetant sur votre image respectabilité ou opprobre suivant ou vos doubles ont traîné leur Bit...( c'est pas de moi cet humour là , j'ai du laisser un de mes doubles m'envahir , sors de mon corps et de mon PC).
C'est un plaisir de voir que le Tag majoritaire de ma fille est "ETUDES" mais ça laisse rêveur quand à la sagacité du moteur de recherche.
Bon j'arrête je sens que vous mourrez d'envie de taper votre nom sur http://www.123people.fr/.
Racontez moi., oh et puis non je vais aller moi même découvrir qui vous êtes.

Deux visions de l'apocalypse

Par deux auteurs phares de la science fiction.
Le hasard des lectures m'ont emmené ces derniers jours dans une petite ville "parfaite" près de Londres et dans la Nébuleuse...
"Sauvagerie" est une nouvelle de JG Ballard. Auteur anglais, que je connais peu, mais qui a une vison morbide et terriblement contemporaine de la déchéance inéluctable de l'Homme
Sauvagerie est le récit froid d'un massacre dans une ville pensée pour être le lieu de vie idéal; habité par des bourgeois éclairés, sûrement Bobo avant l'heure, tous appartenant à l'élite bien pensante, débordant d'ouverture , d'amour pour leurs enfants, et quelquefois pour leurs prochains, mais vivant dans un lieu clôt ou la sécurité prime, en douceur toutefois.
Jusqu'au jour ou...
Le récit est court, le cinéma de genre  a fait mieux depuis et la réalité aussi , avec le massacre de Colombine. Mais c'est prenant et le passage sur les hypothèses du massacre est très divertissant ; terrorisme, extra terrestres, complot gouvernemental.
De Ballard je vous recommande "CRASH" véritable histoire d'amour charnel entre l'individu, le métal, la mort; au coeur du cinéma de Cronenberg qui l'a adapté, ou dans son génial "VIDEODROME".

Stephen Baxter est aussi anglais , "Gravité" est son premier roman, des hommes vivent ou plutôt survivent dans un monde à la gravité changeant , aux planètes minuscules , dans une nébuleuse ou le ciel rouge s'éteint.
C'est étrange , j'ai eu du mal au début du roman à me faire une image cohérente de cet univers et puis j'y ai renoncé, me laissant porté par l'imagination de Baxter; une ceinture ou les "maisons" sont accrochées à des chaînes, une étoile de métal ou l'on se déplace sur des fauteuils roulants pour éviter d'être écrasé par la gravité, les arbres volants, la planète des osseux véritable condensé de toutes les peurs et tabous, du cannibalisme à la violence.
Et les baleines volantes au cerveau empathique...Rees trouvera refuge dans l'une d'entre elle, et mangera sa chair ...
Sublime.
Mais difficile et à réserver à des lecteurs de SF aguerris. 

17 novembre 2008

Le Café du coin



J'écris ces mots au "café" , l'Oasis plus précisément.
Le café du matin au bistrot est un plaisir auquel je ne m'adonne pas assez.
Ici comme dans des milliers de troquets , le lieu à une histoire qui lui est propre, qui lui appartient mais qui appartient aussi à ses clients.
Pour moi l'Oasis est le lieu d'un de mes premiers rendez vous avec Myriam.
Un soir.
L'attente, le trac.
L'excitation, l'espoir.
La certitude naissante qu'avec elle je pourrais être heureux ,
si seulement elle le désirait aussi.


Enfant je me souviens d'après midi ou j'accompagnais mon père au Claridge.
Il y avait ses habitudes; presque tous les jours il rejoignait 3 ou 4 amis et parlait politique, affaires, et probablement d'autres choses aussi.
l'atmosphère enfumée et bruyante, la jovialité des adultes ont du me communiquer mon goût pour les lieux de fêtes, pour les voix fortes, les éclats de rire.

Café Flore ou les deux Magots restent des lieux riches en histoire et pittoresques ou j'aime bien m'attabler pour un café ou un chocolat; Côtoyer des étrangers et des provinciaux en quête de parisianisme est toujours amusant.
Mais la dernière fois j'y ai observé un couple de vieux - de vrais vieux ayant depuis longtemps franchis le cap de s 80 années -Ils lisaient ensemble, le même livre, l'annotaient et discutaient.
En dehors de leur lecture ils ne parlaient d'ailleurs pas, ayant depuis longtemps des automatismes pour partager la tartine de pain Poilane, se passer la confiture, ou avaler leur café par petites gorgées.
C'était un livre au titre comme on en fait plus, épais comme le "Da Vinci code" ou le dernier Plynchon. Usé par des années d'études, de lectures, par l'empreinte de leurs regards.

A Amsterdam, Myriam et moi avons passé une chaude après midi dans un "café brun" à lire - des oeuvres moins ambitieuses.
C'est un beau souvenir en phase avec cette ville aux vitrines chatoyantes, aux canaux majestueux et aux musées, véritables demeures posthumes de peintres flamands.

A Nantes étudiants nous allions finir les nuits "chez Odette", bar à la rép
utation sulfureuse , sur les quais.
La patronne était , d'après la légende, une ancienne pute.
Je me souviens d'elle comme d'une espèce de Zizi jeanmaire, gouailleuse, provocante.
Elle connaissait bien les hommes et leurs "points faibles".

A Marseille, "chez Toche" face au lycée Thiers abritait nos angoisses de "post-adolescents- écrasés par Maths sup et la compétition pour l'avenir.

Tous ces lieux vivent et nous aident à vivre, à échanger , à se réconforter.
Réfléchissez quelques minutes et donnez moi vos adresses, vos cafés, vos tranches de vie.

15 novembre 2008

FOGON



Lors de notre séjour parisien, nous avons fait une découverte culinaire: Le restaurant FOGON.
(Découverte faite grâce au Blog culinaire Simon~say's que je vous recommande chaudement).

Au fond de la salle trône "un Jamon" - un Jambon- dans une vitrine; Tournant sur lui même, il présente au Spots ses différents profils, comme un mannequin, comme une oeuvre d'art.
Cette "majesté" de la pièce unique s'oppose aux traditionnelles suspensions de jambon et chorizo dans les Bodegas espagnoles, destinées à rassasier le client, à l'imerger dans un univers de victuailles, pour lui donner envie de "piquer" - de tapéar - morceaux de jambon, tortillas, olivas, caracoles y otras tapas.
Au FOGON point de cela !
Les tapas changent de rythme, gagnent en puissance créatrice en s'alignant pièce par pièce sur votre table.
Olives en papillote, moule ( une moule!) au raifort, filet de dorade au chocolat, rouget sur pain avec boeuf, Navajas à la jardinière de légumes, Saint pierre, etc...
Au fur et à mesure la sensation d'abondance s'installe , comme dans une Bodéga.
Mais la richesse des gouts et l'invention priment.
Comme dans un restaurant gastronomique car c'est bien de gastronomie qu'il s'agit alors.
Un régal et un plaisir des sens , pour 145 € vin compris à deux, (pero sin el brandy que fue de regime!)

Interméde



10 novembre 2008

Ma première Toussaint

Enfant la Toussaint ne me concernait pas.
La mort , les anciens appartenaient à un autre monde. Etranger.
On ne meurt pas, enfant.
On ne comprend pas recueillement, pleurs ou absence.

Adolescent la Bulle commence à enfler, à intégrer l'autre côté. Celui qui fait mal.
A l'âme et au coeur. Le côté de la vie ou les actes ont un prix, ou le bonheur est fragile.
Mais avant tout il faut s'occuper de soi; De réussir son entrée dans le monde des adultes.
Se faire aimer, s'estimer, s'aimer soi même, trouver son chemin.
La mort existe, elle peut même être attirante; certains la défient, l'approchent.
Mais la Toussaint n'a pas de sens c'est une fête pour les vieux.

Aujourd'hui pour la première fois de ma vie j'ai pleuré sur une tombe.
Comme un enfant , comme un ado terrorisé.
J'ai perçu du fonds de l'âme la nécessité de me souvenir, de me recueillir.
De parler à l'Absent.
La tombe, le cimetière, le jour commémoratif ne sont, bien sur, que des prétextes à "se poser", à laisser la douleur vaincre le quotidien; à s'arrêter pour penser à Celui qui n'est plus.
A dire à la vie qui nous porte: Stop, attends, laisse moi penser à lui, et pleurer.

Dans un cimetière le jour de la Toussaint se croisent des mondes différents;
 
Les officiels qui portent la conscience collective, le souvenir de la société envers ceux qui sont morts pour la France, le soutien  à ceux qui pleurent un proche.
Les "consciencieux" , ceux qui sont là parce que c'est ce que l'on doit faire le jour de la Toussaint; Ceux-la tirent souvent des enfants par le bras qui ne comprennent pas ce qui les entoure.
Et  il y a  les vieux qui depuis des années viennent voir leur enfant, leur époux, leurs parents.
Eux sont fidèles à leur souvenir, et le jour de la Toussaint ils habillent les tombes de leurs plus beaux atours.
Et puis il y a les "Bleus", "les Novices", Ceux qui pour la première fois visitent un cimetière pour un proche qui vient de les quitter.
Ils sont plus discrets, un peu perdus, plus tristes aussi.
C'était mon cas cette année.
C'était ma première Toussaint.
Comme d'autres rituels de la vie, le Souvenir et la Mort vous changent.
Au fil des ans ou des drames de la vie, on devient l'un ou l'autre de ces personnages qui déambulent cote à cote avec Ceux qui sont partis , dans les allées d'un cimetière fleuri.



8 novembre 2008

Week end Parisien



Retour d'un bref séjour parisien avec Myriam.
Deux visites d'expos: "De Miro à Warhol" et "Picasso et ses Maîtres".
Deux plongées différentes dans la peinture, et dans la recherche que mènent  quelques uns - les artistes - pour traduire en couleurs, formes, signes, leur perception du monde qui nous entoure.
De manières différentes ces deux expos donnent à réfléchir sur le difficulté du Créateur d'inventer une nouvelle façon d'écrire en images ce qu'il voit et ressent.
Il est surprenant de voir comment le Peintre malgré la dimension individuelle de sa démarche travaille en "réseau" - comme l'on dirait aujourd'hui - pour construire son style, digérer ses influences.
Et imposer sa vision du monde à ses contemporains - mécènes, critiques, artistes...

30 octobre 2008

Un peu de sexologie


Il est des expressions qui méritent des explications, ainsi "faire l'amour comme une bête" qui illustrée ici http://tumourrasmoinsbete.blogspot.com/2008/10/mardi-cest-sexologie.html vous permettra de mieux comprendre l'acte sexuel.
Découvert sur mon blog préféré http://sexe.fluctuat.net/blog/

26 octobre 2008

Verifier votre Orthographe


Le projet Voltaire  http://www.projet-voltaire.fr a pour but de lancer une analyse de grande ampleur de la situation de la maîtrise du Français, à l'écrit.
On s'en fout me direz vous,et bien oui!
Néanmoins juste pour me dire quel est votre score faites le test.
Moi c'est nul ; 
voici le résultat:
Votre test d'orthographe a été réalisé le 19/10/2008 à 20:37
Votre résultat global est de : 25%.
Votre niveau sur les règles élémentaires est de : 50%.
Votre niveau sur les règles complexes est de : 0%.

J'ai jamais aimé les règles complexes.

Bon allez j'avoue, j'avais rien à dire cette semaine ...

20 octobre 2008

L’invention de la sonnette.




Découvert au sein des 1200 pages de « Contre-jour » de Thomas Pynchon (dont je reparlerai)….

« Le métier de poseur de sonnettes était en plein essor – dans tout le Midwest, on réclamait soudain toutes sortes de sonnettes électriques, pour les portes, les réceptions d’hôtel, les ascenseurs, les alarmes d’incendie et les systèmes antivol -, on les vendait et les installait en un rien de temps, on repartait par l’entrée principale en comptant ses sous tandis que la cliente restait là, le doigt sur la sonnette, comme si elle ne se lassait pas du bruit. »

C’est amusant de penser à ces gens fin 19°, début de l’ère industrielle se faisant installer des sonnettes, et appuyant dessus pour les faire tinter.
Ce n’est pas sans me rappeler le timbre de la sonnette à vélo que l’on a tous fait résonner en traversant les rues de notre enfance.

18 octobre 2008

Crise de Foi



Crise de Foi ?
Droite ou Gauche ?
Et s’il en était de la politique comme de la religion.
Si les idéologies n’étaient que des rustines à nos peurs ?
Elles reposent sur des principes moraux et philosophiques au même titre que les religions.
Et se déclarer Athée en politique est pour certains plus condamnable que de rejeter la religion, comportement somme toute assez politiquement correct.
Dans nos sociétés éclairées on trouve déraisonnable de remettre en cause la théorie de l’évolution au non de la Foi ; on fronce le nez devant l’obscurantisme, on se bat pour la laïcité avec la même vigueur que ceux qui se battent pour leur religion. On se gausse de la dimension religieuse dans une démocratie comme l’Amérique.
On ne tolère pas l’intolérance, mais on envisage assez facilement la Lutte des Classes.
Et pourtant.
On trouve non seulement normal mais salutaire de se dire de droite, ou de se dire de gauche.
On s’habille en druide baba cool et on chante la solidarité comme un cantique.
On assiste à des grandes messes ou les militants tels des dévots échangent des idées, à moins que ce ne soient des ressentiments, des jugements sur le camp d’en face.
On communie sur des théories souvent complexes que rares sont ceux qui les comprennent.
Théories et Dogmes qu’en pleine crise de Foi, pardon en pleine crise économique, les gardiens de la doctrine nous disent inapplicables car confrontés à la complexité du monde global.
Mais rassurez vous mes frères après tout va rentrer dans l’ordre !
Il faut que cela rentre dans l’ordre pour que l’économie marche.
Oui mais quel ordre ? Choisissez ! Celui de droite ou de gauche, le libéralisme ou le socialisme, le mondialiste ou l’altermondialiste, le bleu ou le rose, Train ou avion, Renault ou Citroën, … Dieu ou Mahomet ?
Il faut avoir des opinions, il faut choisir, s’engager, c’est une philosophie, c’est la dimension noble et humaine de la politique et de l’Économie.
Quel sens aurait le travail de toute une vie sans dimension spirituelle ?
Quel sens aurait toute une vie sans ce qu’il y a après ?
Merde je sais plus de quoi je parle là !
Dans le monde les églises se remplissent là ou les gens ont faim, là ou ils sont désespérés ou encore ignorants, ou enfin terrorisés.
Et dans ce monde là des extrémistes tuent au nom de l’Amour, ou de l’égalité.
Indifféremment. Par politique ou religion.
Moins dramatique, du moins en apparence, mais tout aussi grave, on passe son temps à se battre entre gens du même bord et à considérer l’autre camp avec mépris, ou condescendance.
Mais ce n’est pas grave puisqu’ils se trompent. Comme du temps des guerres religieuses Dieu est bien du côté des vainqueurs.

Par idéologie on passe collectivement notre temps à justifier chaque refus par une croyance, à craindre chaque réforme pour des acquis à défendre, des « valeurs « à partager….entre nantis.
Mais seuls ceux qui croient en Dieu seront récompensés au jugement dernier, seuls ceux qui auront lutté pour leurs idées connaitront le grand soir, celui ou les derniers seront les premiers.
Amen ….

15 octobre 2008

Si que tiene cojones!




La corrida est par essence excessive.
C'est ce qui fait sa force ancestrale et sa modernité, au même titre que certaines formes d'art contemporain; la corrida quand elle provoque frissons - de peur ou de sensualité - révolte, colère, peur est la quintessence du peuple espagnol et de ses excés, de la nature humaine et de ses contradictions - art et combat, tout à la fois.
Les chroniques taurines épousent la même cause, et manient des mots excessifs pour décrire la beauté, ou la violence.
C'est un régal de lire certains textes, et je ne parle pas là de la littérature qui doit beaucoup à la dramaturgie de la corrida; non je veux parler des commentaires du critique taurin, véritable protagoniste de la course de toros.

Voici un exemple à savourer que vous soyez amateur ou pas:
D'abord ans la note technique, (l'équivalent de la fiche de match)
"Miguel Angel Perera fut pris une première fois en tuant le 2°, souffrant d'un coup de corne au scrotum avec sortie d'un testicule, il fut soignée à l'infirmerie ...avant son retour en piste,sans calmants."
Ca calme , non?
Puis dans le commentaire:
"En plongeant dans les cornes pour enfoncer l'épée, il fut soulevé à la verticale par la corne. Celle ci aurait pu le couper en deux. Elle s'arrêta, fort heureusement, à la bourse des testicules qui doit être chez ce genre de torero un obstacle des plus conséquents" (!)
Un peu plus loin et en gros une heure plus tard pour le même torero (il y a des après midi comme cela dans ce métier):
" Le toro passa une fois mais à la deuxième, il cueillit de plein fouet le torero à l'aine droite, le laissa touché au sol. Touché mais pas coulé. Perera se releva la jambe en sang, se fit mettre un garrot et continua la faena en état second...immobile par force...Le toreo traversa la piste, en boitant, logea le trophée dans son gilet et gagna l'infirmerie. Des tendidos montèrent les cris de "torero!Torero!".
Pas mal non !
C'était un extrait de la Tragédie "PERERA seul face à six toros"A la Plaza de Las Ventas,le 3 Octobre 2008 à MADRID,
Le Narrateur est Marc Lavie Journaliste taurin qui anime chaque semaine la magnifique lettre "Semana Grande"

12 octobre 2008

Maurice El Medioni

Quelques semaines après le départ de mon père j'ai rencontré un Oranais, Maurice El Medioni, à Chateauvallon.
Pianiste de 80 ans, mêlant musique arabo andalouse, boogie woogie et flamenco avec simplicité et générosité.
Il a conté sa jeunesse, chanté Oran, Lili boniche, Reinette l'Oranaise.
Tout un monde de personnages truculents que nous découvrions Myriam et moi.
Bien que je doive dire ici que Daniel m'en avait parlé , mais il connaît mieux Oran et son art que moi.
Dans le piano de Medioni il a une virtuosité de jeune homme, dans sa voix et son phrasé il a la chaleur du pays de "nous autres", et la générosité d'un artiste éclairé. Que n'y a t'il pas eu plus de médioni, de Camus, ..pour combattre la bêtise et la violence en Algérie et en France?
Dans le noir, porté par sa musique, j'ai pleuré, de vraies larmes.
J'ai pleuré mon pére,sa part de lui que malgré tous mes efforts je n'ai pu partagé.
L'exil mutile les exilés, mais aussi leurs enfants, privés de ce patrimoine commun que l'éloignement, la pudeur, la souffrance quelquefois, rendent difficile à partager, et encore plus à transmettre.
J'ai pleuré son absence , ce qui ne sera plus, du moins en apparence mais qui sera toujours là, partie de moi et de ce que je suis.
Comme Oran, lili bonniche, reinette l'oranaise pour Médioni, la calentica, les tramousses, les cafés oranais....
Peut être faut-il que maintenant j'y aille?


11 octobre 2008

Train ou Avion


Je suis dans le train, je rentre de Paris.
Train ou avion ?
Question souvent débattue entre voyageurs, au même titre que nos parents se demandaient Renault ou Citroën ?
« Moi j’aime bien le train parce que l’on peut y travailler. »
Réponse souvent entendue chez mes confrères divers (en général la nature du travail influence peu cette réponse)
Oui, mais dans le train on peut aussi jouer, dormir, regarder des films, mater, draguer, lire, manger, regarder le paysage, dormir (ah je l’ai déjà dit, ça doit être mon voisin qui ronfle qui m’influence), marcher, bouger et oui, travailler.
A regarder autour de moi seul 3 personnes semblent « travailler », les autres doivent être des vacanciers, ils se livrent à une des autres occupations citées.
Remarquez cela donne à réfléchir sur la part grandissante de l’économie virtuelle par rapport à l’économie réelle.
Sans compter que majorité des gens ici présents ne se déplacent que pour se rassurer sur leur rôle, leur réalité.
Grand nombre auraient pu faire la même chose d’une salle de visio conférence.
Mais bon se rencontrer il y a rien de mieux pour tisser des relations.
Et puis en train en plus c’est bien parce que l’on peut travailler.
Bon allez je sors ma Game boy

5 octobre 2008

A la manière de Cornac Mc Carthy; La Route


L'homme ne cessait de regarder le petit; émacié, le visage gris, les yeux saillants.
Combien de temps encore?
Depuis deux jours ils avaient fini la boite de salade de fruit.
Depuis deux jours ils n'avaient plus rien à manger.
Il faut continuer, marcher vers le sud, fuir l'hiver qui leur glace le sang.
Pourquoi faire?
Perdu dans ses pensées, il ne vit pas la Mer apparaître derrière le virage qu'ils avaient amorcé à flanc de colline.
Le petit s'arrêta.
L'homme leva la tête et la vit, là ,pareille à la terre, couverte de cendres.
Étendue noire mouvante à perte de vue, un linceul posé sur l'espoir.
Une odeur de sel mêlée à celle de la cendre éveilla des souvenirs oubliés , repoussés au plus profond de son corps.
C'est cela la mer, papa?
Oui.
Tu m'avais dit qu'elle était bleue.
Avant elle l'était.
Quand tu étais enfant tu la regardais tous les jours, de ta fenêtre.
Oui.
Enfant comme moi.
A peine plus vieux.
Maintenant elle est noire comme le reste.
Oui.
Pourquoi tu pleures?
je ne pleure pas.
Oui, tu pleures.
D'accord.
Ne pleures plus.
D'accord.
L'homme prit la main du petit et dit, viens descendons , allons vers la plage.
La plage, y aura t'il des gens?
Je ne sais pas.
Des gentils, comme nous.
Peut être.
Qui portent le feu.
Sûrement, viens marche, la bas nous trouverons à manger.
Peut être.
Oui, je le sais.
D'accord.

28 septembre 2008

Période permanente

Une fois n'est pas coutume sur ce blog, je vais vous restituer intégralement un extrait de l'interview de Richard Ford  écrivain américain à l'occasion de la sortie de son dernier roman "L'état des lieux".
Du roman , je vous parlerai plus tard , quand je l'aurai lu (Béa vient de me l'offrir); mais c'est son concept de "Période permanente" que je voulais vous faire partager.
Lisez donc:
"....une période de la vie humaine que les lieux communs de la culture ont précipitée dans l'oubli. On nous parle de la jeunesse, de la vieillesse, mais on ne reconnaît pas comme telle cette période faite de toutes les petites zones grises qui se perdent entre, disons, 45 ans et 65 ans. On dit d'un homme qu'il a atteint la maturité à 45 ans et qu'il devient vieux à l'âge que j'ai aujourd'hui, 64 ans. Mais que se passe-t-il lorsqu'il a 55 ans? J'ai donc créé un petit sous-ensemble que j'ai baptisé «Période permanente»: cela décrit le moment où vous savez qu'il vous reste moins de temps à vivre que ce que vous avez déjà vécu, où vous avez commis suffisamment d'erreurs pour ne plus avoir l'envie et le temps d'en faire d'autres à moins que vous ne souhaitiez totalement ruiner ce qui vous reste de temps à passer sur terre... Si on pense comme ça, on acquiert, me semble-t-il, un certain sentiment de liberté."

Grâce à lui je sais qu'avoir 50 ans peut être romancé, et plus sérieusement que l'âge peut donner un sentiment de liberté.
En effet certaines choses continuent à m'énerver dans mon quotidien, d'autres à m'angoisser, d'autres enfin m'attristent , peut être plus souvent qu'avant.
Mais il est vrai aussi que ces énervements sont comme de vieilles habitudes sans importance, que ces angoisses font parties de moi, et sont comme des repères dont je ne saurai me passer.
Que ma tristesse ne s'installe pas, car autour de moi tout ce que j'aime et tous ceux que j'aime sont là, et qu'être triste, finalement empêche d'être heureux .
Et là oui je me dis que le temps qui me reste est plus court que le temps passé, et ca m'angoisse, m'énerve, m'attriste, mais aussi et surtout, ça m'excite et me donne la pêche.
Peut être même un certain sentiment de liberté.

22 septembre 2008

Fue el 21 de Septiembre


El 21 de Septiembre de 2008, José Tomás ha entrado en la historia de Barcelona después de que haya indultado a un noble toro de Núñez del Cuvillo, de nombre Idílico, cuajando una completa tarde en la que ha obtenido las dos orejas y el rabo simbólicas así como una oreja del primero de su lote poniendo al público de La Monumental a sus pies. 

El 21 de Septiembre de 1957, Patrick Valverde ha entrado en la vida

 con prisa despues de que su madre  haya esperado nueve meses, fue asi el Nino de La Casa, carinoso, bonito y delgado, si, si.
Cuajando una casi completa vida de 51 anos con sus dos orejas y su rabo, que no solo es simbolico poniendo a las mujeres a sus pies.
Y con sus amigos y su familia podria siempre llenar a Su Monumental.

18 septembre 2008

L'effet Papillon


Cela commence par un piano que l'on frappe, avec justesse il est vrai.
Mais violemment tout de même.
Cela poursuit par une explication de l'effet papillon , pour que l'on  puisse bien suivre, puis on enchaîne par un exposé BOBO sur l'influence des décisions des puissants sur les miséreux, l'effet Papillon , quoi, vous suivez là?
C'est le moment ou je me suis dit , Bénabar - car c'est de lui dont il s'agit, et de sa dernière chanson -devrait se cantonner aux histoires d'anniversaires, de copines, et éviter la crise de conscience politique façon Cali.
Mais lui aussi a du se le dire, à moins que ce ne soit son distributeur, et après avoir laissé un ours blanc sur un bout de banquise fondant, il revient à ses premières amours, en parlant d'adultère.
Ouf!
Et puis petite dose protestataire , l'alcool au volant conclut ce chef d'oeuvre ponctué il est vrai d'un refrain entêtant et digne de la variété des années 60, qui va faire de ce titre un des tubes de la génération Grenelle.
Après le monospace , avec ce type de titre Bénabar, racoleur et démago nous rasure.
 Il va faire comme tout bon mec qui se respecte, se laisser pousser le ventre , tomber les cheveux, et donner son avis sur tout, dans les émissions talk show de notre belle télé.
De préférence la publique sans la Pub.
Et allez savoir peut être que par les mystères de l'effet Papillon, cela permettra à un autre talent d'éclore quelque part dans notre beau pays.

7 septembre 2008

18 ans pour Lucas






ça y est tu as 18 ans,
c'est important,
Quelques fois tu as plus de 18 ans doté de cette maturité qui nous étonne
Quelques fois tu as 10 ans quand il faut te rappeler de prendre ton cartable, tes clés, ta tête...
Quand tu nous fait rire aux éclats...





Cette année a été riche, en émotions, en joie en tristesse, en amours.

Tu continues à avancer, à découvrir et à apprendre ,
et nous on continue à te regarder grandir,
avec amour,

avec espoirs.
avec joie.

Bon anniversaire.
Et regarde bien autour de toi ;
comme dit la chanson ( oui je sais une vieille chanson)
Il y a plein de gens qui t'aime.





Paradoxe Blog

Un Blog pourrait être considéré comme un journal intime;
la version geek , et moderne du cahier d'enfance
ou l'on note pour soi ses émotions,
ses secrets;
en espérant avec crainte qu'un être cher les lise,
et vous comprenne.
Mais non, un Blog ce n''est pas cela,
pas pour moi en tout cas,
malgré la part d'enfance
que je veille à garder vivante.
Cette dernière année j'ai connu ce que tout enfant craint,
la perte de son père, et je n'ai jamais rien écrit sur ce blog.
Et pour l'instant je n'écrirai rien.
Même si j'ai envie d'écrire sur mon père,
sur ma famille, sur mes peurs
sur mes bonheurs,

sur ma douleur,
Sur les larmes que j'ai versées

Mon blog n'est pas fait pour cela,
il est là pour mon plaisir d'écrire,
de partager, d'échanger.
Pour s'étonner des bizarreries de la vie,

pour la légèreté
le futile si utile

Mais juste pour une fois et

juste pour lui
une photo, un souvenir
parmi des milliers.

24 août 2008

Pour l'absent...




tendres pensèes...

1 août 2008

Bzzz Bzzz 30 secondes, changez, Bzzz,Bzzz

Tous les matins ma brosse a dents prends le pouvoir.
Elle me dicte pendant exactement deux minutes ce que je dois faire.

Nous possédions déjà des brosses à dents vibrantes à piles;
Et de nombreuses fois je me suis posé la question ; après tout, ne pourrais je pas moi même par un effort de volonté, agiter ma main de haut en bas pour appliquer une friction souple et énergique sur l'émail de mes précieuses dents.
Ce questionnement sans réponse définitive, car souvent fait l'esprit embrumé par le réveil , ou par la digestion, avait trouvé tout son sens , quand armés de nos brosses vibrantes nous nous sommes lavé les dents dans un refuge de l'Atlas, sans eau ni électricité, devant une famille éberluée et hilare.
Sauf le père qui semblait trouver dans notre ridicule une raison de plus à la modique somme qu'il nous avait demandé pour le gite et le couvert, le succulent couscous dont nous chassions les reliques par un déchaînement vibratoire.
Et encore étions nous tombés sur un sage, qui a décidé de profiter de la bêtise du monde occidental, mais peut être qu'un autre, plus barbu, plus malheureux, écoeuré par cette gabegie, aurait trouvé là motif à se jeter contre une tour.
Dieu seul le sait

j'ai donc renoncé enfin à ce gadget;

Quand arriva la brosse à dent électrique et avec minuteur.
initialement prescrite par J notre ami dentiste (Merci); elle est arrivée drapée dans une magnifique boite très high tech et auréolée de la confiance octroyée au Médecin, ce faiseur de trous de la Sécu et en l'occurence à l'ami et au Dentiste (qui lui se spécialise, convenons en , dans les trous dans les dents).

Donc ça vibre et ça mesure le temps , 30 secondes un quart de la mâchoire, le petit dessin se pare d'un arc de cercle, la brosse à dents tressaute délicatement, histoire d'être sur que vous ayez compris, et hop , on change de quart de mâchoire.
Bon faut reconnaître qu'elle vous laisse le choix , vous choisissez votre quart, les dents que vous souhaitez bichonner en premier , ou celles que vous voulez garder pour la fin.
Au bout de deux minutes, un visage souriant vous fait comprendre que vous avez bien manoeuvré et que vous pouvez aller travailler la conscience buccale légère.
Si vous prolongez vous avez même droit à un clin d'oeil complice du genre; "tu vois , je savais que je te plaisais" de Petit Bonhomme .

Et c'est ainsi que depuis quelques mois , Bzzzz, les cycles de trente secondes, Bzzzz, s'inscrivent en moi et influencent nombre de mes actes....
La nourriture, deux fourchettes, Bzzz, une gorgée d'eau, repos,Bzzz, Deux fourchettes...
La marche à pied , mon rythme de travail et d'autres activités plus intimes.

Allez je vous laisse, je suis en vacances , j'en profite pour me brosser les dents deux fois par matinée...et puis Petit Bonhomme est sympathique.
Attends moi j'arrive, Bzzzzzzzzzzz.